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Phonétiquement le mot "stress" constitue une sorte de coup de poing vocal qui vient rythmer le récit, aussi souvent répété qu'entendu, de nos tensions et de nos préoccupations quotidiennes. Comme un refrain à la mode, il vole de bouche à oreille, passe de bureaux en bureaux et rode dans les couloirs.  Il se faufile jusque dans les transport en commun surchargés et les embouteillages.

Comme un phénomène de mode, qui ne se démoderait jamais, il vient régulièrement pointer le bout de son nez à la une tapageuse des magazines les plus sérieux.

Terme anglophone provenant du vieux français destrece (détresse), sa signification a évolué notamment à partir de 1929 avec les travaux de Walter Canon qui a théorisé le modèle comportemental du "Fight or Flight" ("Combattre ou Fuir") : mode de réponse binaire à tout type d'agression.

A partir de 1936, le chercheur Hans Selye, décrit le stress sous le terme de Syndrome Général d'Adapation. A partir de ses travaux, il développe la théorie qu'à n'importe quel agent stresseur, il existe une réponse stérétotypée du système hormonal ; cette réponse correspondant à une contre-réaction ayant pour but de maintenir l'équilibre menacé par une agression extérieure.

Ce Syndrome Général d'Adaptation est décrit en 3 phases qui se succèdent dans le temps :

la phase d'alarme est celle de la mise en place de réactions rapides pour "faire  face" à un surcroit d'activité ou à une demande imprévue. Les hormones du stress - dont l'adrénaline et le cortisol - se libèrent dans le sang, elles créent une forme d'excitation, souvent vécue positivement, l'individu étant alors mobilisé pour l'action. Après cette mobilisation, si aucune action n'est envisageable pour modifier l'environnement ou résoudre la problèmatique posée, si l'attaque ou la fuite sont interdites, l'organisme restesous tension sans trouver d'objet sur lequel investir. On entre alors dans la phase de résistance.

la phase de résistance prend le relais si les éléments stresseurs durent dans le temps. C'est la période où le stress peut devenir chronique et où les premiers symptômes de mal-être apparaissent : troubles du sommeil, anxiété, fatigue, douleurs, etc.

la phase d'épuisement correspond à la défaillance des capacités d'adapation, l'individu se sent submergé et débordé. Les symptômes apparus lors de la phase de résistance s'aggravent et les risques de profonde dépression augmentent dangereusement si la personne n'est pas soutenue et encouragée dans ses capacités, elle peut sombrer dans la dépression ou le "burn-out" (épuisement professionnel) qui a malheureusement défrayé la chronique ces dernières années.

Hans Selye  distingue 2 types d'effets du stress :

le bon stress (ou eustress) dans lequel nous pouvons puiser des ressources : plaisir, confiance en soir, force, fierté,...

le mauvais stress (ou distress) qui nous entraîne dans un cercle vicieux négatif de souffrance, dévalorisation, d'idées noires, d'angoisse,etc. Autant d'agents stressants internes qui nous mènent à l'épuisement.

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